Entrez dans l’univers de Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir est un écrivain et une philosophe. Elle a été considérée comme étant la fondatrice principale de la pensée féministe. Elle était fille d’avocat et campagne de Jean Paul Sartre. Elle avait réalisé divers œuvres et manuscrits populaires. Elle est une des auteures françaises les plus connues et la majorité de ses ouvrages et récits ont été traduits à l’étranger.

Indépendante et brillante dès son enfance

Son véritable nom est Simone Lucie Ernest Marie Bertrand de Beauvoir. Plusieurs ouvrages, blogs et autres, comme lessaintsperes.fr par exemple, parlent d’elle. Simone de Beauvoir est née en 1908. Dès son enfance, elle était indépendante. Elle avait des excès de rage face au fait qu’on la considérait comme un enfant. Elle était aussi très avancée comparée aux autres. Elle a su lire à l’âge de 4 ans seulement. À l’âge de 5 ans, elle intègre l’institut privé catholique et y apprend à devenir pieuse. Elle a écrit deux romans à l’âge de 7 ans, dont « Les Malheurs de Marguerite » et « La Famille Cornichon ».

Ses peines

L’enfance de Simone est chamboulée en 1914. Son père, suite à la Guerre, fut envoyé au front. Après une crise cardiaque, il fut transféré au ministère de la guerre. La famille Beauvoir commence à faire faillite. De plus, son père passait ses journées dans des cafés, avec des prostituées, etc. Âgée de 9 ans, Simone rencontra Zaza ou Élisabeth Lacoin. Elle avait presque la même personnalité que Simone. Elle était intelligente également. Elle devient la meilleure amie de la philosophe. Mais cette amie proche mourra jeune.

À 13 ans, son père ne s’intéressait plus à elle et à 14 ans, elle perdit sa foi en la religion. À 15 ans, Simone a commencé à se réconforter via l’écriture. Malgré les problèmes et la déception de la vie, elle continuait à étudier. En 1925, elle entre dans l’enseignement supérieur et y obtient 8 certificats de licence en littérature française, en mathématiques générales, en latin, en histoire de la philosophie, en Grecques, en philosophie générale et logique, en sociologie, psychologie et morale. Elle devient une intellectuelle. Bien que son père soit fier de ce qu’elle est devenue, il la rejette, car pour lui, Simone était un déshonneur.

Elle découvre ensuite la littérature contemporaine et publie son premier article en 1927. Il s’agit de « La princesse de Clèves à Belleville ». Elle a aussi écrit « Les cahiers de jeunesse » qui reflète ses réflexions concernant son être et sa vie. Après sa rencontre avec un homme du nom de Barbier, Simone commença à entrer dans des débats philosophiques et intégra le milieu intellectuel de gauche. Elle s’est ensuite défaite de ses parents et adopta son nom connu jusqu’à ce jour : Simone de Beauvoir. En 1929, Zaza est morte (à l’âge de 22 ans). C’était un des évènements les plus traumatiques que l’écrivain philosophe a vécu.

Une personnalité indépendante et libre, même pendant la guerre

C’était en 1929 que Simone de Beauvoir rencontra Sartre. Après les résultats de l’agrégation, les deux personnes ont été surnommées CastorSartre. La relation entre Simone et Sartre était bâtie sur un contrat, une sorte de pacte, qui devait durée deux ans. Ce contrat est renouvelable et indique qu’ils s’aiment, mais qu’ils peuvent profiter d’amours contingentes.

De son côté, Simone continua à écrire. Ensuite, elle a commencé à enseigner à Marseille pendant l’année scolaire 1931-1932. Sartre, quant à lui, a été transféré au Havre. Jusque-là, les deux personnes ne se sont pas mariées. Sartre proposa le mariage, mais Simone refusa. L’écrivain appréciait la solitude, l’autonomie, la liberté. Elle utilisait l’écriture pour être plus indépendante. Pendant ses moments de solitudes, elle a écrit un roman sur la mort de Zaza, qu’elle appelait « Année ». Sartre, quant à lui, a écrit « La Nausée ». Simone a ensuite beaucoup voyagé. Elle visita l’Espagne en 1931, l’Italie en 1933,  puis l’Allemagne, la Grèce, les États-Unis, etc.

En 1940, la France est envahie par Hitler. Sartre fut enfermé, mais a ensuite été libéré. Un an après, il fonda, avec Simone, la résistance Socialisme et liberté. En 1945, elle et Sartre débutent une revue appelée « Les temps modernes » puis, elle y publie « Tous les hommes sont mortels », une sorte de conte philosophique. Ce qui démarqua le plus l’écriture de Simone Beauvoir, c’est qu’elle refusait de se positionner entre la littérature et la philosophie. La revue, en 1947, commença à publier des articles et récits dénonçant la guerre d’Indochine et le colonialisme. En 1950, elle dénonçait les camps de travail soviétique.

Ses ouvrages

Simone de Beauvoir a écrit plusieurs œuvres et manuscrits. Le Deuxième Sexe est un de ses ouvrages les plus populaires. C’est un essai philosophique publié en 1949. Il a été vendu à plus de 22 000 exemplaires. Il parle de l’inégalité entre les hommes et les femmes, l’oppression que subissent les femmes, etc. En 1965, Simone affirme qu’elle est féministe. Le Deuxième Sexe a été lourdement critiqué par Mauriac, par les catholiques et par les communistes en 1949.

Ils accusaient l’ouvrage comme honteux et affirmaient que la sexualité ne devrait pas être un centre de débat. Ensuite, en 1965, Simone de Beauvoir obtient le statut de spécialiste de la condition féminine. C’est suite aux critiques qu’elle a émises concernant la maternité. Elle affirmait qu’il s’agissait d’un piège destiné aux femmes. En 1975, la différence des sexes commence à s’affirmer.

Ensuite, Simone de Beauvoir a réalisé plusieurs œuvres populaires, dont « Les Mandarins » en 1954. Cela lui a valu le prix Goncourt. C’est un roman qui traite l’après-guerre. En 1958, Simone commence son autobiographie, contenant les récits de sa jeunesse, de sa vie, de son parcours, etc. Parmi ces œuvres, il y a Mémoires d’une jeune fille rangée, La force de l’âge, La force des choses, Tout compte fait, La vieillesse, etc.

Simone commençait à réduire ses moments d’écriture en 1975, quand la santé de Sartre se détériorait. Ce dernier décède en 1980. Simone devient souffrante à son tour et contracte une double pneumonie. Elle a ensuite écrit « La cérémonie des adieux » et « Entretiens avec Jean-Paul Sartre » en 1981. En 1986, Simone de Beauvoir est hospitalisée suite à des douleurs abdominales. Elle fut opérée et finit par mourir la même année à Cochin. Elle a cédé tous ses ouvrages et manuscrits à Sylvie Le Bon.